
Le 1er janvier 2026, à 00:00, je me suis déconnectée d’Instagram et de Facebook pour une durée indéterminée. C’était une décision nécessaire au vu de mon addiction aux écrans et de ma dispersion sur ces 2 réseaux sociaux du groupe META.
À travers des shoots de dopamine reçus par l’incessant scrolling, les commentaires et certains réels qui n’apportaient aucune valeur à ma vie, si ce n'est une sensation de bien-être momentané et surtout artificiel, et dont en plus, j'avais conscience, cela devenait plus que nécessaire.
De plus, la charge mentale à devoir satisfaire des algorithmes de plus en plus exigeants et inconstants pour rester visible, m’épuisait. Mec, je satisfais qui j’ai envie de satisfaire et c’est moi qui suis exigeante envers moi-même. Personne d’autre ne le sera envers moi. Je suis redevable envers personne d'autre que moi-même, et surtout pas face à un robot.
Alors oui, avec mon 1er téléphone, un Nokia 3310, reçu à l’âge de 15 ans « au cas où » (spoiler : il n’est jamais arrivé ce cas où 😅), je suis tombée dedans comme toutes celles et ceux de ma génération : sans m’en rendre compte.
Il faut savoir que moi, les robots, je les connaissais bien avant l'arrivée de l’IA. Et ils ont toujours servi mon autonomie et non l’inverse. J'en ai pour preuve, celui installé dans ma voiture qui m’a aidée à charger/décharger mon fauteuil roulant manuel. Ce n’est pas mon autonomie (cognitive) qui va servir les robots. C'est un refus non-négociable. Désolé, Mark.
Alors cette décision a été prise ce 1er janvier à 00:00. Un peu comme ces fameuses résolutions tenues jusqu’au 15 janvier. Ou au 1er mars, pour les plus tenaces.
Cette décision, ou plutôt cette privation totale et immédiate, se traduit par plusieurs mots : étrange, douloureuse, perturbante. Je dois retrouver une stabilité. Oui, FB et Insta étaient des béquilles. Comme un tox avec sa coke.
Je dois trouver des occupations nouvelles et réellement bénéfiques. Je dois faire face à mon propre cerveau et à ses tentatives de me faire céder avec ce type de dialogue intérieur :
« allez, juste un peu pour voir, t’as déjà tenu presque 48 h ! Tu mérites bien d’aller jeter un œil à ces 18 personnes qui ont liké ton annonce d’arrêt des réseaux. Ça te fera du bien, tu le mérites. Pis tu ne replongeras pas, et personne ne le saura que tu as ré-installé les applications pour... allez, même pas une minute ?… »
Lui, là, c’est le meilleur négociateur du monde. De mon monde. Mais je lui résiste. Et je compte bien tenir. Ce journal en est un moyen. Un moyen aussi de faire revenir et même, revivre ma créativité. Une créativité humaine qui était quasi mourante et noyée par cette consommation de scroll & swipe que, au final, je n’ai jamais voulue. Cette consommation m’a enchaînée, elle a entravé ma liberté de penser, de créer, d'oser. D'être ?! 😱
Certains diront que j’exagère dans mon observation, avec cette comparaison à la toxicomanie ainsi que mon jugement de ces faits. Et ils auront raison. Car ces personnes-là sont elles-mêmes de grandes consommatrices de scroll/swipe & d’IA à tout-va. Et comme tout toxicomane/malade qui se respecte, la plupart sont dans la phase du déni.
À travers ce journal, j’aimerais démontrer que c’est possible de s’en défaire, de retrouver sa motivation, sa joie, son envie, son FEU ! C’est possible de sortir des griffes de cette maladie. Car oui, c’en est une, bien qu’elle soit invisible. Dois-je le répéter ? Je crois bien : C'en est une de maladie. Et oui, je sais, ce n'est pas agréable de s'avouer malade ou handicapé. I know baby, I know... mieux que personne.
Alors je ne dis pas que ma méthode radicale soit la meilleure. Mais c’est celle qui fonctionnera pour moi. Les autres n’y ont rien fait, comme :
Connaître ses statistiques de consommation des applications
La méthode de verrouiller ou rendre inaccessibles certaines applications par une autre application
Mettre la totalité de son écran de téléphone en noir et blanc
Laisser son téléphone hors de portée
Mon super-cerveau a su déjouer toutes ces astuces. Il est très fort, je vous l'dis !
Non, j’ai besoin d’une douleur immédiate, intense et vive, qui paralyse. Comme un os cassé. Est-ce un doux rappel de la maladie des os de verre qui m'accompagne depuis 35 ans ? Peut-être. Notre inconscient est un sacré charlatan, les amis.
Et puis, après la série 100 % Solide sur Plaisir & Handicap, le podcast zéro tabou, il est plus que censé d’incarner ce que je vous ai partagé depuis le 1er septembre 2025, à savoir : la vraie solidité est dans l’esprit !
Je vous laisse sur ces mots. Je vous souhaite une année douce et paisible, parsemée de joie et de rencontres humaines. Je vous souhaite d'être assez solide pour résister aux tempêtes que la vie nous apporte. Car oui, la Vie n'est pas simple contrairement à ce que le développement personnel voudrait nous faire croire, et la solidité ainsi que l'autonomie est nécessaire pour la traverser le plus sereinement.
N’hésitez pas à partager cet article à une personne qui pourrait y trouver un intérêt, qu’elle ou il soit toxico de son smartphone ou non. Il n’y a pas de mal à l’être. Le 1er pas vers la guérison est de le reconnaître.
Et promis, pas besoin d’être aussi radicale que moi pour s’en sortir.😜
Au plaisir de vous lire
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